Génération mobile et nouveaux comportements écologiques

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Malgré les embouteillages qui semblent toujours plus longs,  nous ne consacrons pas plus de temps dans nos déplacements domicile-travail aujourd’hui qu’il y a vingt ans, soit en moyenne environ une heure par jour. Cela étant, nous nous déplaçons de plus en plus et plus rapidement, en passant agilement de la voiture au vélo, des transports en commun à l’avion. Cette mobilité multimodale doit cependant devenir de plus en plus durable.

  L’accès à la mobilité est une condition nécessaire pour vivre en société. Celle-ci est intimement liée à notre mode de vie, en perpétuelle mutation. De nos jours, nous changeons continuellement de travail, de famille, de quartier. Nous vivons de moins en moins à une échelle locale (voisinage/village) et de plus en plus à un niveau élargi : régional, national voire même international. Dans notre société, tout le monde a le droit de se déplacer et la plupart des personnes font un usage avide de toutes les possibilités de transport mises à disposition. Mais pour les précaire de la mobilité, ceci n’a aucun sens : sans argent, et sans capacité de mobilité autonome, il n’y a pas d’accès au travail, à l’enseignement ou à la vie culturelle. L’urbaniste François Ascher français affirmait en 2004 que la distribution inégale de mobilité est une cause de  pauvreté et que la mise en place de  règles sont nécessaires. Bien sur il existe une tendance inverse à ce besoin de mobilité hors de la ville vers la campagne c’est « l’agriculture en ville » qui semble en apporter une tendance : voir cet article qui identifie « une nouvelle demande sociale de nature dans l’espace urbain »  .

Sur le forum de réflexion-mobilité, mis en place en avril 2006  par l’asbl mobile 21 et le quotidien flamand De Standaard, on apprend que les ménages belges consacrent en moyenne 13,4% de leur budget au transport. En outre, le secteur des transports en Belgique contribue au PIB à hauteur de 8% et emploie 7,2% de la population active. Nous connaissons l’envers de la médaille : embouteillages, accidents, pollution (19% des émissions de co2 et  28% des fine particules  en Flandre). Faire comme si de rien n’est plus possible, il est grand temps d’opter pour une mobilité plus durable  : poser la question de l’intégration des coûts externes (environnementaux) dans le prix du transport , chercher des alternatives (diminuer les déplacements en réorganisant nos villes et notre vie sociale), appuyer les innovations technologiques, et inciter l’ensemble de la population à choisir des modes de déplacement plus durables.

La mobilité, c’est l’affaire de tous.